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LES ESSAIS ET LES LETTRES DU BÂTONNIER AKERE TABENG MUNA

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LES ESSAIS ET LES LETTRES DU BÂTONNIER AKERE TABENG MUNA

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A unique feature of Bâtonnier Akere Tabeng Muna’s essays and letters is their bold, timely and crisp foresight of, and in response to, crisis when most in similar positions dare not.  As a result, many have now come to regularly demand  a position or view from this legal luminiary when crisis loom or have reached an impasse.

When I shared the title of his penultimate letter (“The Indivisible Nature of Freedom”), with a senior barrister , I received the following text message a few seconds later “this must be under the pen of Bâtonnier Akere Muna”.  Under cross-examination, the colleague went on to state “few exotic intellectuals after Professor Bernard Nsokika Fonlon are capable of such bold and indepth critical thinking”.  I agree.  He is to good governance as socrates is to philosophy. Barrister Akere Muna’s sharpness of mind, fearlesness and the rigour of his analysis has distinguished him in the legal profession, aptly described by Bâtonnier Luke Sendze as “one of the sharpest minds I have ever interacted with who has an indefatigable memory … with an eye for detail”. This ability is a constant trait in his published essays and letters.

 

 

Description

À propos de l’auteur, le  Bâtonnier Akere Tabeng Muna

 

L’avocat Akere Tabeng Muna est diplomé de la Lincoln’s Inn de Londres (Angleterre). Il a d’abord  été admis au Barreau d’Angleterre et du Pays de Galles en 1978,  et n’a  ralié  le Barreau du Cameroun qu’en 1982.

 

Après avoir exercé comme avocat, il a été élu Batonnier de l’Ordre des Avocats au Barreau du Cameroun; et a servi concomitamment pendant une dizaine d’années en tant que Président de l’Union panafricaine des avocats.

 

Le Batonnier Akere Muna a été le premier Président élu du Conseil économique, social et culturel de l’Union Africaine et a également œuvré comme  membre du Groupe de Haut Niveau  de l’Union Africaine, en charge de  l’Audit.

 

Il a par ailleurs  été membre du Groupe de personnalités éminentes du Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (MAEP), et en est devenu plus tard le Président.

 

Le Batonnier Akere Muna a également  travaillé  en qualité de Consultant pour diverses  institutions financières internationales, dont notamment  la Banque mondiale et la Banque Africaine de Développement, et  a été  désigné membre du Groupe consultatif du Fonds Monétaire International  pour l’Afrique subsaharienne.

 

Eminent  activiste de la société civile et fervent défenseur  des droits civils et politiques, le Batonnier Akere Muna est largement reconnu pour son leadership mondial en tant que champion de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.

 

Il est actuellement (ou anciennement) :

  • Président de la Conférence internationale de lutte contre la corruption;
  • Commissaire aux Sanctions auprès  de  la Banque Africaine de Développement;
  • Membre du Groupe de Haut Niveau de l’Union Africaine sur les flux financiers illégaux en provenance d’Afrique; et
  • Président du Comité de vérification de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF).
  • Managing Partner de la Société Civile d’avocats Muna and Muna SCP.

 

 

Préface

 

Les essais et  autres écrits  du célèbre avocat et bâtonnier Akere Tabeng Muna sont uniques, audacieux, intemporels et pénétrants dans leur vision. Face aux crises, l’homme  se place résolument du côté de la vérité et de la justice, même si cela  suscite des  controverses,  ou   paraît aller à rebours  de l’air  du temps. Il est impossible de ne pas entendre sa voix, de ne pas reconnaître son travail, d’ignorer son point de vue. Evoquant récemment avec l’un des ténors du Barreau britannique le titre de l’avant-dernière lettre de ce recueil, “La nature indivisible de la liberté”, j’ai reçu de mon interlocuteur dans les secondes qui ont suivi  mon envoi, un SMS ainsi libellé : “Ceci doit avoir été écrit par le Bâtonnier Akere Muna”. Après un échange direct, le collègue a poursuivi en me disant : “peu d’intellectuels « exotiques » autres que le professeur Bernard Nsokika Fonlon sont capables d’une pensée critique aussi audacieuse et aussi profonde.”. Je n’ai pu qu’acquiescer. En effet, l’acuité d’esprit, l’intrépidité et la rigueur des analyses du Batonnier Akere Muna le singularisent  dans la profession. Son éminent confrère, le Bâtonnier Luke Sendze le décrit comme  étant  “l’un des esprits les plus aigus avec lesquels j’ai interagi, un homme qui a une mémoire incommensurable…avec le souci du détail.” Cet œil pénétrant pour relever le moindre  détail est  constamment perceptible  dans les essais et les lettres qui sont publiés dans ce volume.

 

Le contenu de la première lettre, Lettre à mon frère francophone publiée dans le journal “Génération” numéro 125 (Hors-série) du 31 janvier 1995,  est encore plus pertinent et plus criant de vérité  aujourd’hui,  qu’il ne l’était lors de sa parution  il y a vingt-cinq (25) ans ; ce texte  a été sans surprise réédité fin 2019. Cette lettre à ses frères francophones examine les éléments de ce que l’on appelle aujourd’hui le problème anglophone. Le texte brosse, pour le lecteur francophone, un tableau vivant des problèmes auxquels sont confrontés les anglophones, en les aidant à imaginer un monde où les francophones seraient minoritaires et confrontés aux mêmes problèmes que ceux auxquels est confrontée la minorité anglophone.

 

Dans un Cameroun imaginaire,  dans lequel  les francophones seraient minoritaires, (représentant un quart de la population totale), un Cameroun dont la langue principale serait  alors l’anglais, nous n’aurions connu que des présidents anglophones, aucun citoyen francophone ne pouvant se targuer d’avoir occupé un poste ministériel régalien, ou une  direction clé dans un ministère stratégique ou dans une importante entreprise publique.  L’auteur demande alors, à ses frères francophones d’imaginer ce qu’ils ressentiraient  “lorsque, se plaignant de cette situation, on les traiterait de sécessionnistes, ou d’ennemis « dans la maison »  ou, pire encore, on leur demanderait  de rentrer « chez eux », dans un pays voisin. Le Bâtonnier Akere Muna conclut sa lettre, en nous disant  que le pont vers  notre avenir commun  doit être construit sur les acquis  du passé, et qu’au fond la force de notre  peuple   réside dans sa diversité.

 

En 2016, les avocats de la tradition « Common Law » du Cameroun ont exigé la traduction en anglais de la loi sur « l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires (OHADA) ». Cette traduction est intervenue  exactement quinze (15) ans après que le Bâtonnier Akere Muna ait publié  dans la revue International Law Forum, son article L’OHADA est-elle compatible avec la “Common Law ?” Un article dans lequel,  l’Avocat érudit observait que : “personne ne peut raisonnablement exiger des tribunaux et des juridictions en place, qu’ils appliquent  des lois dans une langue que personne ne comprend. Les traductions des actes uniformes étant littéraires et moins qu’adéquates, elles ne traduisent pas les notions juridiques connues du système de « Common Law », et laissent libre court à la plupart des juges et des juristes du « Common Law » d’appliquer cette nouvelle loi par simple rapprochement.  Dans les cas où il n’existe pas d’équivalent, les tribunaux de la juridiction du Common Law ont donc tout simplement continué à appliquer les lois antérieures à l’OHADA, lesquelles  étaient déjà  « abrogées » par une application stricte des règles de l’OHADA.

Le Bâtonnier Akéré Muna  avait  également averti de façon prémonitoire,  que les aspects constitutionnels du processus d’adoption de la loi pourraient poser de sérieux problèmes aux pays qui suivent la tradition de la « Common Law ».

 

La Lettre à mon frère sud-africain  a été écrite par  le Bâtonnier Akere Muna, lorsque  les attaques xénophobes contre les étrangers battaient  le plein en Afrique du Sud. A ce moment précis, des centaines d’Africains étaient secourus au large des côtes italiennes, alors que sur notre propre continent les migrants étaient traités comme s’ils n’étaient pas chez eux. Dans cette missive, le Bâtonnier  exhorte ses frères sud-africains à se souvenir que leur nation s’est battue avec acharnement pour se libérer de l’oppression et que leur combat a été embrassé  par tous les Africains qui se sont approprié la souffrance des Sud-Africains. L’auteur s’interroge ensuite sur ce qui a pu amener les Africains à avoir une telle disposition les uns envers les autres, avant  d’affirmer  que la solution réside selon lui, dans la reconnaissance de notre histoire commune et dans l’ apprentissage  à vivre et à construire notre continent  ensemble, dans l’esprit de la philosophie qu’ont développé  de  grands dirigeants africains  tels que  Nelson Mandela et Hailé Sélassié.

 

Dans son essai, Deuil face à une tragédie évitable”, le Bâtonnier Muna postule que pour guérir d’une tragédie, on ne peut pas s’en tenir  au seul rituel du deuil et à la réflexion post-évènement. Selon l’auteur, ce sont plutôt les mesures prises par un pays face à une tragédie qui sont susceptibles  de permettre aux familles désemparées “d’accepter d’avoir été un jour, les victimes aléatoires du sacrifice ultime qui aura réveillé toute une nation, par rapport au fait que la gouvernance  se devait d’ être à  visage humain”. Trop souvent, suggère l’auteur, on nous  rappelle  la vulnérabilité de notre nation et la fragilité de notre système de gouvernance. Pourtant, malgré ces rappels constants, nous continuons de  fonctionner comme des gens “qui n’ont rien appris et ont tout oublié”. Le Bâtonnier Akere Muna se dit choqué par l’insensibilité dont a fait preuve un grand conglomérat étranger, accusé de négligence à l’égard de la vie des Camerounais, suite à la tragédie de l’accident ferroviaire d’Eseka. Au cours de cette tragédie, pendant que les Camerounais blessés gisaient dans les hôpitaux sans aide, les efforts  désespérés de sauvetage  entrepris  manquaient de coordination. L’auteur  estime  que la gestion de l’aide humanitaire a cruellement  fait défaut face à l’ampleur de la  catastrophe. De sorte que, comparant  le type de soins prodigués dans d’autres pays après des catastrophes similaires l’auteur finit par se demander  si dans notre société les intérêts économiques ne passent –ils pas avant la vie des habitants  ?

 

L’essai du Bâtonnier Akere Muna sur “La gestion de la diversité et le cri des avocats de la “Common Law” traite quant à lui,  directement du sort des avocats de la « Common Law »,  en s’appuyant sur l’expérience qu’il a acquise au cours de ses deux mandats de 3 ans en tant que Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Cameroun et de l’expérience d’une décennie (3 mandats successifs), acquise  en tant que président de l’Union panafricaine des avocats. Dans cet essai, l’auteur  rappelle aux nations africaines  le rôle primordial que jouent les avocats en tant que défenseurs « des justiciables sans défense » et gardiens de l’État de droit. Il y déclare qu’aucun gouvernement ne devrait accepter que les avocats protestent  dans la rue, parce qu’une telle situation  trouble  les citoyens. Car, voir les avocats en robe noire battre le pavé  fait  planer un doute sur l’existence de l’État de droit dans le pays considéré. Le  Bâtonnier Akere Muna  identifie comme  cause profonde de cet état de choses,  la mauvaise gestion de notre diversité  et  rappelle  au gouvernement que ” Le système juridique du Cameroun est dual, aux plans constitutionnel, politique, social, culturel et intellectuel. Dès lors, ignorer cette réalité,  c’est diriger une attaque en règle contre les fondements  sur lesquels  repose notre nation”. L’auteur déplore en effet, le fait que ce qui a débuté par une grève des avocats ait pu  dégénérer  en une guerre fratricide, amenant  certains anglophones à appeler  à la sécession.

 

Le mérite du Bâtonnier Akere Muna en tant qu’Avocat et son style distinctif sont illustrés par les deux essais suivants, “La nature inévitable du changement” et “Le Cameroun est un et indivisible”:  Quel Cameroun ?, dont la parution a suscité  une énorme agitation. En effet, le 20 mars 2017, le Bâtonnier Muna reçoit  une convocation lui demandant de se présenter dans les services du Secrétariat d’État à la Défense (SED). Il s’y est rendu,  accompagné du Bâtonnier en exercice,   de quatre anciens bâtonniers et de plusieurs  membres du Conseil de l’Ordre des avocats. À son arrivée au SED, il y  trouve  plus d’une centaine d’autres avocats qui l’attendent à l’extérieur du bâtiment. La forte présence des avocats représentatifs de l’ensemble du  Barreau camerounais parlait d’elle-même. Ils ont attendu  patiemment à l’extérieur des locaux,  pendant que le Bâtonnier Akere Muna subissait lui, un interrogatoire serré,  administré  par un colonel de Gendarmerie nationale, qui l’ accusait d’ hostilité envers la patrie, d’incitation au terrorisme, de sécession, de révolution, d’insurrection et d’atteinte à la sécurité de l’État – des accusations qui  deviendront plus tard,  des motifs d’inculpation incontournables contre tous les Camerounais anglophones, car les mêmes accusations seront reprises  par la suite contre plus de 150 anglophones (à la fois individuellement et collectivement), arrêtés à la suite des  événements survenus au cours des douze derniers mois dans notre pays.

 

Il s’est avéré que le Bâtonnier Akéré Muna a été convoqué au SED en raison du contenu des deux articles précités – “La nature inévitable du changement” dans lequel il examine la futilité de résister au changement et “Le Cameroun est un et indivisible” : Quel Cameroun ?”, dans lequel il aborde les questions d’unité dans la diversité qui affligent le Cameroun.

 

La “Nature inévitable du changement” était en revanche un appel à l’action pour que le Cameroun tire les leçons du Canada en citant des exemples de promesses non tenues qui ont profondément ébranlé le lien entre le gouvernement et les citoyens. Dans cet essai, le Bâtonnier Akere Muna rappelle à ses lecteurs que la Constitution camerounaise de 1996 prévoyait des régions autonomes dotées de représentants élus. Il est révélateur que plus de 20 ans plus tard, cette disposition n’ait toujours pas été mise en œuvre. Le Bâtonnier Akere Muna, champion international de  lutte contre la corruption, connu et respecté, y déplore également la montée de la corruption et l’échec de la gouvernance, et conclut en citant les mots de Tony Robbins : “le changement est inévitable, le progrès est facultatif”.

 

Dans le deuxième essai qui a aussi fait l’objet de l’enquête du SED, “le Cameroun est un et indivisible : Quel Cameroun” ? Le Bâtonnier Akere Muna condamne le déni par le Cameroun de sa propre histoire et son incapacité à engager un véritable dialogue sur le problème anglophone. Ces échecs ont permis aux problèmes auxquels le pays est confronté de s’envenimer. Il conclut que c’est au Cameroun “réel” plutôt qu’au Cameroun “officiel” que nous devons faire face, afin de consolider notre unité nationale et que cela ne peut se faire que par l’instauration d’ un véritable dialogue.

 

Dans “Le Monde s’effondre”, le Bâtonnier donne un aperçu de l’état actuel du Cameroun, en utilisant sa perspective unique et son œil perspicace. Il explique comment on peut changer le cours  de l’évolution du pays,  et par où et comment commencer la cure en vue d’une guérison rapide.

 

Sa lettre intitulée “Deuxième lettre à mes frères et sœurs francophones” : La nature indivisible de la liberté” est en fait la suite de la première  “Lettre à mes frères francophones”. Il y exhorte les Camerounais à proclamer le caractère indivisible de la liberté et à embrasser une nation dans laquelle  “nous sommes vous et vous êtes nous”. Le Bâtonnier Akere Muna explique qu’il n’a personnellement aucun problème à se dire « francophone », si cela signifie s’identifier à ce qui est juste et à ce qui contribue à la construction de notre nation. Nous devons nous considérer les uns les autres dans notre essence, c’est-à-dire qui nous sommes réellement, si nous voulons être à la hauteur de notre idéal d’unité conclut l’auteur.

 

Le dernier essai du Bâtonnier Akere Muna, “L’Urgence du Moment”, répondait aux protestations renouvelées et généralisées des masses,  qui ont éclaté dans plusieurs villes et villages des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun le vendredi 22 septembre 2017. Ces manifestations ont partout défié des interdictions administratives imposées dans ces deux régions, afin de  suspendre les rassemblements et de restreindre la circulation des  populations résidentes. Il a été rapporté que les forces de sécurité ont, sur le théâtre des affrontements,  riposté avec des tirs à balles réelles et des jets de gaz lacrymogène sur les manifestants aux mains nues, faisant un bilan de huit morts et plusieurs blessés.

 

Craignant que d’autres vies ne soient perdues en raison des manifestations prévues le 1er octobre 2017, la dernière lettre du Bâtonnier Akere Muna  invite la communauté internationale à intervenir d’urgence dans la crise qui secoue le Cameroun, en appelant  le gouvernement du pays  à prendre rapidement  toutes les mesures nécessaires pour éviter la catastrophe imminente  dont la région était  menacée. Cette lettre  ainsi que  les suivantes, ont effectivement déclenché des réponses immédiates des Nations Unies, du Royaume-Uni, de l’Union européenne et de l’Union africaine, qui souhaitaient  tous éviter de nouvelles pertes en vies humaines,  au vu de  la situation dramatique qui sévissait dans  les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest de notre  pays.

 

Le  dernier article, “Vox Populi Vox Dei : de Touboro à Harare”, a été écrit le jour même où le président Mugabe du Zimbabwe a démissionné  de ses fonctions, après 37 ans passés au pouvoir. Le Bâtonnier Akere Muna a alors lancé un avertissement aux dirigeants africains, estimant que la voix du peuple dans toute démocratie ne peut être bâillonnée  que pour un  temps limité.

 

Utilisant le fait historique de la démission du Président  Mugabe comme point de départ, Akéré Muna  déplore que ” le rêve  prescrit par les articles 55 à 61 de la Constitution de 1996 sur la décentralisation ait  été totalement vidé de sa substance par la loi n° 2004/017 du 22 juillet 2004 , relative à l’orientation de la décentralisation”. Les articles 66 à 70 de cette loi ont en effet permis au gouvernement de récupérer tous les pouvoirs concédés aux   présidents de régions et  maires élus, pour les investir dans des personnels nommés par lui,  tels que les gouverneurs de régions et les préfets. Le Bâtonnier Akere Muna illustre l’impact de cette situation par l’invocation des événements survenus à Touboro dans  la même période, évenements au cours  desquels  on a vu,  après la mort d’un maire en exercice, un préfet  conditionner  l’élection de son remplaçant  à  l’approbation préalable du budget de l’exercice en cours  auquel il attachait un intérêt particulier. L’auteur se demande alors, si l’objectif recherché n’est pas d’avoir un gouvernement “par le peuple et pour le peuple, ce qui suppose de rendre la Vox Populi au peuple dans le cadre d’une  Nouvelle République. Il n’est pas sans importance de signaler en l’occurrence,  qu’après la parution de cet article, le préfet incriminé a rapidement organisé la tenue  des élections envisagées.

 

Le Bâtonnier Akere Muna  est  et continuera d’être, nous le souhaitons ardemment, une voix de défi, de sagesse, de raison et d’espoir pour ses compatriotes camerounais et pour tous ceux qui  sur le continent africain,  souhaitent des lendemains meilleurs  et aspirent au changement dans la paix des cœurs. Sa voix est de celles qui comptent.

Authors

 

 

1 review for LES ESSAIS ET LES LETTRES DU BÂTONNIER AKERE TABENG MUNA

  1. Maboula Mboya Jacques

    Lettre à mes frères et sœurs Camerounais …

    Mes chers amis et camarades, après avoir lu et relu l’émouvante publication du bâtonnier Akere Tabeng Muna, la lettre à mon frère francophone a retenu toute mon attention en cette période de crise sociopolitique et de guerre secessioniste. J’ai choisi d’écrire en français pour pouvoir exprimer toute mon âme aussi profondément que je crois en ce Cameroun uni et indivisible par amour pour chaque camerounais et de chaque centimètre carré de cette nation indomptable et grande fierté citoyenne hier encore. Lettre à mon frère francophone est une magnifique ballade émotionnelle dans le quotidien de notre frère ou sœur anglophone avec qui nous mangeons du eru, kati kati, djama djama, ashu en souriant et blaguant sur tout et rien à la fois ignorant qu’à la fin de la journée il dort sur un lit de frustrations et de factures liées à notre héritage colonial et à la mal gouvernance du pays qui est notre partage commun.

    Je suis très touché et je dirai même choqué de savoir que nos gouvernants après 60 ans d’indépendance et de gouvernance libre de la nation n’eussent pas écouté des cris de détresse familiale venant de certains de leurs enfants. Je commencerai par dire à tous et chacun frères et sœurs du nord ouest et sud ouest: ” I Jacques Maboula Mboya sincerely apologize on behalf of our nation and forefathers Because we are one family and we must remain united and indivisible today than ever you like it or not.”

    À la veille de l’élection présidentielle 2018 suite à la déclaration de candidature à la présidentielle du bâtonnier Akere Tabeng Muna et préoccupé par toute cette salle guerre dans le southern CAMEROON, après méditation et profonde réflexion j’ai pensé qu’il fallait soutenir enfin un candidat anglophone qui viendrait à la tête de l’état conscient et enrichi de toutes ces frustrations et dysfonctionnements de la république pour aplanir les zones d’obstacles entre les terroirs et citoyens et Poser les fondements de la justice et de l’égalité des chances pour tous et partout maintenant sans distinction ni discrimination afin de bâtir la république de la confiance en la nation Cameroun.

    Qui mieux qu’un blessé peut montrer ses blessures ? Qui mieux qu’un anglophone peut nous montrer ses lésions corporelles, émotionnelles et traumatismes creusés au fond de sa chair par les bistouris de la colonisation et de la mal gouvernance ? 60 ans après autant de séquelles visibles, il me vient une seule question à l’esprit: depuis 1960 où étaient passés les anglophones membres du gouvernement et du parlement de la nation ?

    Pour ce qui est des traductions des documents expression au quotidien et des textes nous l’avons tous vécu et compris les francophones et les anglophones durant notre passage universitaire à Ngoaekele. Quand un professeur anglophone donnait des cours en anglais c’était la mort dans l’âme des francophones. Quand un professeur francophone donnait cours en français c’était une catastrophe pour les anglophones. Malgré ces frustrations et dysfonctionnements cela créait au forceps des rapprochements puisque le francophone en fin de journée ou le weekend se voyait obligé d’aller vers son frère anglophone comprendre les mots et aspects techniques qu’il n’avait pas compris ou noté durant les cours. Inversement les anglophones venaient chez leurs frères francophones recopier les cours et comprendre ce qu’ils n’avaient pas compris.

    C’était compliqué et très douloureux pire encore dans des matières scientifiques où les mots ne veulent pas souvent dire la même chose malgré les similitudes. Mon pire cauchemar c’était “éléments of econometrics de Kmanta” qui nous avait été imposé par notre professeur anglophone d’économétrie : c’était le cauchemar des francophones ils dormaient en plein cours et certains se réveillaient uniquement pour troubler en s’exclamant: income ! et les anglophones quand ils se réveillaient s’exclamaient : “La RESTO A OUVRIR”.

    Oui mes chers amis et camarades c’est notre histoire, c’est notre héritage commun c’est notre source d’inspiration pour bâtir un agréable, magnifique, prospère et juste Cameroun maintenant.

    Nous devons prendre acte aujourd’hui non pas pour nous éloigner davantage les uns des autres mais plus pour bâtir une nouvelle nation plus solide unie et non détruire l’existante. Nous devons prendre acte pour fortifier et non diviser, nous devons prendre acte pour consolider l’unité nationale et non la fragiliser en micro terroirs Sawa, anglophones, EKANG beti, nordistes, bamileke, Bayas etc … Nous devons être les chevaliers bâtisseurs de la nouvelle fraternité et de l’unité nationale qui effacent les lignes entre les communautés et unissent les citoyens au-delà de leurs origines, héritages culturels et ancestraux. Nous devons bâtir la république unie et indivisible, agréable confortable prospère solidaire juste et impartiale maintenant.

    Oui chers frères et sœurs cette guerre est pour nous une opportunité de redevenir meilleur et plus forts que jamais. C’est pour cette raison qu’en 2018 j’avais choisi de soutenir un candidat anglophone comme troisième président de la république du Cameroun car je voulais la justice pour tous et partout sans distinction ni discrimination avec l’égalité des chances pour tous en plus.

    Le parcours académique et professionnel national et international du bâtonnier Akere Tabeng Muna le prédisposait mieux que tous les anglophones en course en 2018 pour le palais présidentiel de l’unité.

    Les pères fondateurs de la nation upecistes avaient exigé la réunification avant l’indépendance en leur temps, incompris et réprimés par les colons qui voyaient plus l’art de diviser pour régner ; la réunification avant l’indépendance aurait éviter que les nostalgiques du passé de nos jours continuent de s’accrocher à une fracture coloniale entretenue pour nous fragiliser dans le temps.

    Oui il y a des frustrations et discriminations perceptibles qui après un nombre de décennies, conjuguées à l’extrême pauvreté généralisée vous donnent une noble envie: sortir crier sur les toits de la république toute votre colère, infortune, misère, précarité,, amertume et ras-le-bol.

    Oui le pétrole a été mal géré au profit d’une oligarchie, oui les forêts sont pillées, oui l’or et les minerais sont gérées au profit d’un réseau, oui les ressources nationales du nord au sud, de l’est à l’ouest du triangle national sont bradées au détriment du Cameroun et des camerounais. Oui il y a urgence d’une saine, équitable et transparente gestion des ressources nationales qui doivent être mises au service de l’intérêt général pour tous et partout maintenant. Notre gouvernance est très mauvaise ce n’est un secret pour personne, nous méritons de vivre dignement c’est inscrit dans notre loi fondamentale, c’est une exigence morale prescrite dans la déclaration universelle des droits de l’homme.

    L’égalité des hommes en droits et devoirs nous exige de lutter idéologiquement par des moyens politiques, pacifiques non violents d’où ma profonde et totale admiration pour les leaders politiques anglophones qui on fait le choix de l’engagement citoyen politique et républicain responsable dans la reconstruction d’un Cameroun meilleur. Tous ensemble sans distinction nous devons dire non à la guerre, non à la sécession oui à la paix, oui au dialogue, oui à l’égalité des chances. Un homme politique doit pouvoir tirer leçon de l’histoire de l’humanité et de notre république, car en Politique l’ignorance n’est pas une excuse. On peut être de bonne foi et sincère en étant sincèrement dans l’erreur et la bêtise.

    Comment comprendre que notre quête de liberté, justice, dignité et égalité de chances se fasse au mépris de la vie humaine en sacrifiant les plus vulnérables et infortunés de la nation pendant que nous sommes à l’abri avec nos femmes et enfants dans le confort résidentiel occidental offert par des pays qui nous montrent en vrai la force de la diversité et l’impressionnant pouvoir de l’intégration multiraciale. Quand on a eu la grâce d’aller à l’école, d’obtenir des diplômes PHD, d’avoir le privilège d’être intégré ou naturalisé dans une société américaine ou européenne, c’est criminel et cruel d’opposer des paysans, fermiers, artisans, et chasseurs à une armée organisée structurée, entraînée et équipée par soif et boulimie du pouvoir au nom d’une histoire politique qui nous convient. Cest criminel de compromettre l’éducation des plus jeunes impunément au nom d’une illumination pouvoiriste. C’est inadmissible et irresponsable.

    Nous avons tous grand besoin d’un Cameroun meilleur, nous devons tous ensemble nous battre patriotiquement pour le construire sans distinction de tribus, ni langues car la cause de nos souffrances n’est pas historique mais actuelle c’est la mal gouvernance qui engendre l’injustice, les inégalités, le tribalisme, la haine de l’autre, l’inconfort résidentiel, le mal-être, la pauvreté, le chômage et l’exclusion sociale de certains camerounais.

    Mes chers amis et camarades, cessons d’être ridicule aux yeux du monde. Hier nous accusions le colon de nous avoir divisé pour nous asservir et nous diriger, aujourd’hui nous implorons le même colon de revenir nous diviser soixante après son départ.

    Pour avoir été maire de la ville de YABASSI je puis vous dire sans ambages que toutes les localités du Cameroun paient le prix de cette mal gouvernance généralisée des ressources naturelles du pays de Yokadouma à Kousseri etc…

    Les spécificités du système anglophones, du common Law et autres privilèges d’antan peuvent et doivent être prises en considération d’urgence dans la reformulation de notre gouvernance à venir, c’est indiscutable.et indispensable pour la cohésion Républicaine et la consolidation de l’unité nationale.

    Mes très chers amis et camarades, Il était une fois une grande nation riche et libre, au-delà de sa diversité vivait paisiblement en toute simplicité et naïveté, ignorant les appétits et convoitises dont elle faisait l’objet aux yeux du monde. Cette grande nation tomba sous l’emprise de la domination allemande. Il y eut un jour il y eut un soir une guerre mondiale éclata l’Allemagne fut battue par une coalition plus puissante perdant ainsi le contrôle de cette grande et grande nation qui se vit divisée en deux territoires différents sous l’emprise coloniale des français et des anglais. Puis vinrent les luttes indépendantistes qui en réalité permirent à cette grande nation de devenir indépendante mais pas autonome puisque c’était de la gouvernance assistée par la France qui assurait et pilotait toutes les opérations et fixait les objectifs économiques et politiques en lieu et place du président de la république désigné par la tutelle. La France soucieuse de la parfaite maîtrise de la gestion des ressources naturelles et des hommes dans le temps décida de réunir et d’unir comme autrefois cette grande nation comme par le passé en dictant les règles et procédures étatiques devant régir la grande nation ainsi réformée devenue république du Cameroun pour effacer ce passé colonial très douloureux de la mémoire des populations.

    L’unité nationale source de fierté et dignité des pères fondateurs, motivation profonde de toutes les luttes nationalistes et indépendantistes sera mal assumée dans cette grande nation par une oligarchie qui a réussi une seule chose : appauvrir et diviser les camerounais avec le tribalisme, rancœurs et les frustrations en plus par la terreur et linfantilisation des masses afin de s’éterniser au pouvoir. D’un côté les anglophones pleurent amèrement en réclamant l’époque fédérale de l’autre les francophones pleurent amèrement en regrettant feu le président Amadou AHIDJO qui est resté l’incarnation et symbole de l’ère de prospérité et de l’unité nationale du Cameroun jusqu’à ce jour. Ce n’est pas l’unité nationale notre problème au Cameroun, mais la mal gouvernance et l’incapacité de tenir compte de notre diversité dans l’autonomisation des terroirs.

    Bonne ou mauvaise toutes les nations au monde ont assumé leur histoire pour avancer et grandir tous ensemble puisque l’Union fait la force dans tous les domaines de la vie et dans tous les pays au monde.

    Today the question is: ” Who as president After Mister Paul Biya to rebuild a prosperous, United and indivisible Nation offering equal chances, justice and sustainable peace to all cameroonians without discrimination nor distinction of origins Nationwide for a real democratic Republic of dignity, freedom, pride and trust in The GOVERNANCY now than ever.” En français la question qui se pose de nos jours au Cameroun et aux Camerounais est la suivante : ” Qui après le président Paul Biya sera président de la république pour reconstruire un CAMEROUN paisible, uni, indivisible, agréable, confortable, qui offre une égalité des chances à tous et partout sans distinction ni discrimination d’appartenance et d’origine.” Telle est la question qui se pose à notre nation maintenant.

    Tu connaîtra la vérité et la vérité d’affranchira …

    1- La vérité première c’est que nous avons toujours été, sommes et seront une seule et même nation.

    2- La deuxième vérité c’est le colon qui nous avait divisé pour mieux nous asservir et nous contrôler durablement

    3- La troisième vérité c’est que l’Union a fait, fait et fera toujours la force de toute nation.

    4- Notre pays est immensément riche et très fertile du nord au sud, de l’est à l’ouest et a besoin de tous ses fils et filles pour le cultiver, valoriser ses ressources, créer des richesses pour rétablir la prospérité, la dignité humaine et consolider l’unité nationale et le Patriotisme.

    5- La cinquième vérité c’est que le bonheur n’est pas blanc, noir, jaune, métisse. Le bonheur n’est pas anglophone, francophone, bamileke, Betis sawa, nordiste etc … Le bonheur est humain simplement et c’est ce que tous les hommes et femmes de la terre attendent de leurs gouvernements quelque soit l’origine du Président de la république.

    Mes chers amis et camarades, toute société repose sur les piliers fondation de la république constitués comme suit: La liberté, la justice, La paix durable, la Souveraineté du peuple, l’égalité des chances, La dignité humaine et le DROIT à la vie. Ces valeurs ne sont ni francophones, ni anglophones elle sont inscrites et prescrites dans la déclaration universelle des droits de l’homme.

    Voici pourquoi je reste convaincu que tous ceux qui regardent en arrière et recherchent dans le passé des solutions n’ont pas compris le problème des souffrances humaines. Nous devons tirer avantage de notre diversité, de l’innovation, du progrès technique, de la transparence, l’équité et de la justice pour que vive le Cameroun et les camerounais sans distinction ni discrimination, afin que triomphe la République de la confiance en nos institutions et en la République par l’état de droit impartial et juste pour tous partout et maintenant.

    Vive le Cameroun et Vive la république !

    Jacques Maboula Mboya Président de l’Alliance Républicaine Liberté Dignité Patriotisme. Rejoignez nous maintenant WhatsApp 00237675536564 email maboulamboya@yahoo.fr

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